À propos

L’idée/le concept

Selon certaines études, la lecture apparaît comme un élément totalement étranger au système culturel africain : acte solitaire et silencieux, elle s’insère mal dans une culture où prévalent l’oralité et le sens de la collectivité. Elle est considérée comme la clé de la «culture» – au sens occidental -, d’une somme de connaissances qui appartiennent au maître, au professeur et, d’une façon générale, aux « étrangers ».

De ce fait, lire en Afrique n’est pas des plus aisés. Le coût pose aussi problème et le livre n’est donc pas accessible à tous d’autant que les priorités sont parfois, même souvent, ailleurs pour une grande partie de la population.

Plusieurs questions se posent alors :

Comment, d’une part, agir pour que le livre ne soit plus le symbole d’une culture-chose écrite dans une langue étrangère à l’Africain et porteuse d’un savoir inutile, mais au contraire un moyen d’accéder au développement ?

Comment agir ensuite pour modifier le type de rapports entre le lecteur et le livre ?

Comment pallier l’insuffisance des moyens du lecteur et pallier au manque de diffusion du livre ?

Comment enfin agir auprès des autorités locales pour qu’un jour ou l’autre l’utilité de la lecture soit officiellement reconnue ?

Nous n’avons pas la prétention d’avoir réponse à toutes ces questions mais si la tradition orale reste un des seuls moyens de faire connaître le livre, la culture, les artistes, alors saisissons-là.  Oui l’Afrique est une terre d’oralité mais elle ne doit pas se contenter de cela. En outre, il nous paraît primordial également de faire mieux connaître le Livre africain et la culture en général , ce que nous considérons comme une condition sine qua non de l’ouverture pour que le jeune lecteur, plus tard et s’il le souhaite, s’intéresse aux ouvrages occidentaux. Inversons la tendance du livre occidental présenté comme la référence en matière d’ouvrage et remettons le livre africain à la place qu’il mérite.

C’est dans ce but que  » Lire l’Afrique  » souhaite œuvrer. Lire l’Afrique parce qu’il est important de mieux connaître ses racines, son identité culturelle, lire l’Afrique parce que la littérature africaine se doit de disposer de ses propres lettres de noblesse sur son continent, lire l’Afrique parce que on y nait, y vit et on y meurt.

Les premiers pas de l’organisation seront de faire davantage connaître la littérature et les contes africains par le biais de lectures et tenter d’ouvrir les pages du livre au plus grand nombre en espérant que cela puisse conduire les uns et les autres vers des bibliothèques existantes et davantage.

Idée folle de l’initiateur ?

Fabrice Salembier, enseignant belge actuellement en RDC où il a repris le chemin de l’école, travaille, depuis quelques années déjà, dans différents pays d’Afrique et c’est d’ailleurs au Bénin qu’il a publié, au sein d’une maison d’éditions béninoise, son premier ouvrage. Passionné d’écriture et de lectures africaines, il dit d’ailleurs du livre africain qu’il contient deux livres à la fois : l’un qu’on lit sans rien savoir de la culture du continent et l’autre qui vous ouvre alors les portes d’une nouvelle perception, de nouveaux horizons.

De par son métier d’enseignant, il a pu découvrir de belles plumes au sein d’auteur.e.s connu.e.s ou gagnant à l’être mais aussi chez ses élèves. Il apprécie les rencontres, les échanges et l’envie folle de partager.

S’il est un peu fou, c’est donc d’une folie douce… Depuis, un comité s’est créé à #Lubumbashi et les choses évoluent !

L’objectif est en réalité double 

Donner l’envie de lire mais aussi se donner les moyens de parler « culture » car « Lire l’Afrique », c’est aussi faire connaître les artistes dans tous les domaines !

Lieux

Des séances organisées dans des endroits chargés d’histoire, sur des places publiques mais aussi dans des hôtels, des centres culturels congolais, dans les bibliothèques, dans les émissions télévisées et ce à Lubumbashi dans un premier temps…

Sponsoring/Aide/crowdfunding/etc

Rien ne se fait sans moyen. Livres, sonorisation, location d’emplacements, matériel itinérant, publicité, campagne de sensibilisation…sont autant de besoins nécessaires à l’envolée du projet. Nous ne demandons pas la lune, juste de quoi lancer la première opération. Nul doute que nous pourrons compter sur vous…

Artistes, musiciens, DJ’s, auteurs, conteurs, mécènes… Rejoignez-nous dans cette aventure !!!

© Lire l’Afrique 2018

 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Tchakamawila dit :

    Merci beaucoup d’exister. Lisons, écrivons et agisons.

    J'aime

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